
Parfois, j’aime bien aller voir un spectacle vivant, type théâtre, pour aussi aller voir autre chose. Eh bien là, j’ai été servi, et comme je ne m’y attendais absolument pas, ce fut encore plus une surprise. Cette performance théâtrale (c’est le qualificatif qui me paraît le mieux adapté) s’est déroulé au théâtre Naxos-Bobine dans le 11e arrondissement, pas très loin de chez moi en fait, et une quinzaine de personnes étaient invitées à partager ce moment. L’auteur, comédien et metteur en scène de ce spectacle est Franck Mas, et je ne connaissais pas sa démarche. Je n’avais lu que quelques mots sur cette pièce, et le fait qu’il s’agissait d’un diptyque dont c’était la première partie.
Voilà ce qui...

Le film « Edward aux mains d’argent » de Tim Burton est un des films cultes de ma famille, et surtout de mon père. Il faut dire qu’on est tous les quatre vraiment fan du réalisateur. J’avais aussi eu la chance de me régaler du ballet « Swan Lake » de Matthew Bourne à Mogador, tout comme j’avais déjà été ébahi d’un magnifique ballet par l’American Ballet Theatre au théâtre du Châtelet.
Ce que j’avais lu de ce spectacle m’avait complètement décidé à le voir. Il y avait le fait qu’il était sous l’égide de Tim Burton et de Danny Elfman (dont je suis autant féru), et aussi l’incroyable talent de Matthew Bourne pour traduire les émotions en mouvements. Je me disais qu’Edward Scissorhands était...

Au vu des bons échos que j’avais glané ça et là, j’ai voulu voir cette pièce qui a tant fait parler d’elle outre-Manche et Atlantique. Nous n’avons pas de Daniel Radcliffe pour égayer le tout, mais Julien Alluguette nu est une jolie cerise sur le gâteau. Heureusement, je n’allais pas voir la pièce pour cela, mais force est de constater que c’est tout de même le meilleur souvenir qu’il m’en reste. Je suis extrêmement contrarié par cette pièce car je n’ai jamais été autant schizophrène dans mon opinion. En effet, je l’ai beaucoup aimé dans la forme, et je n’ai pas du tout accroché dans le fond !
Il s’agit d’une pièce de Peter Shaffer de 1973 qui évoque un adolescent, Alan Strang (Julien...

Je m’étais fait remarquer lors d’un séminaire avec ma boite lorsque la consultant avait demandé un tour de table pour savoir ce qui nous motivait « dans la vie » . En effet, j’avais sincèrement rétorqué qu’une journée où j’avais ri, lui donnait alors toutes les chances de devenir une bonne journée ! Rire, exploser de rire, ne plus pouvoir retenir son diaphragme, sentir le sang qui monte à la tête, avoir les cellules grises qui pétillent d’euphorie, et entendre son propre rire qui se déploie naturellement et sans entrave…
Aaaaah, que c’est bon de rire. (Si si)
Eh bien mes chers amis, hier soir, je n’avais pas ri comme cela depuis des lustres (sauf quand je fais des blagues à mon chérichou dans le lit avant de...

Pauline Carton… Ce nom est étrangement familier pour moi, un truc que j’ai entendu dans la bouche de mes parents, ou plutôt mes grands-parents. Une de ces immenses comédiennes du siècle dernier, qui a laissé son empreinte dans une kyrielle de films et pièces de théâtre, et liée à Sacha Guitry. Elle était apparemment connue pour,comme elle le disait elle-même, son « physique de pou » et ses rôles de soubrettes.
Mais Pauline Carton c’est avant-tout une fanatique de son métier, et sous les traits de Fiora Giappiconi, il s’agit d’un monologue panégyrique d’une heure et quelques sur le théâtre ! La comédienne évoluera donc seule sur scène, mais dans l’intimité de sa loge, elle nous confie son amour total pour son art, son...

« Master Class » est une pièce mythique qui a besoin d’être portée par une sacrée actrice pour endosser le rôle de Maria Callas. C’est une pièce américaine de Terrence McNally, de 1995, et qui a été un grand succès à Broadway. Il s’agit d’un cours de chant donné par Maria Callas alors qu’elle a perdu sa voix, et qu’elle donne de rares “master class” à de chanceux étudiants. Pendant deux heures et demi c’est Marie Laforêt qui a litéralement incarné Maria Callas, et qui a prouvé là son talent de comédienne.
La pièce est une grande réussite à mon avis, d’abord pour son sujet qui est passionnant, à la fois ancien et en même temps proche, et qui réunit tout ce qui passionne : l’art, l’amour,...

Ah j’en avais tellement entendu parler de cette version de Denis Podalydès, qui a eu tant de bonnes critiques et d’éloges du public. En outre j’adore Michel Vuillermoz au cinéma, ou même déjà à la Comédie Française dans le rôle du comte Almaviva, donc j’y allais en me disant que j’allais accrocher à son Cyrano. Et pourtant je sais que c’était un terrain glissant pour le fanatique que je suis.
En effet, je voue un véritable culte à cette pièce de théâtre, à ce texte que je connais presque par cur, mais surtout à cette interprétation de Daniel Sorano dont je vous ai rebattu les oreilles ici même. J’ai vu cette version une centaine de fois, et je la regarde encore régulièrement, j’ai aussi certainement lu la pièce...
Connaissant fort bien un des membres de la compagnie de l’Incartade, il me donne régulièrement des nouvelles sur les spectacles auxquels il participe. J’avais donc déjà vu au théâtre du Nord-Ouest « Les Visionnaires » et « Périclès », deux pièces qui m’avaient beaucoup plues. Et surtout j’avais été bluffé par le talent manifeste de [...]...
Je continue donc mon périple des classiques à la Comédie Française, et cette fois c’était pour un des chefs d’oeuvre de Molière, et certainement un des repères du répertoire français.
Pour rappel donc, Alceste est le « Misanthrope », et il est à contre-courant de la société de son temps. Alors que tous prône la diplomatie, [...]...
Ah là là, quel concert !! C’était la première fois que j’écoutais le Philharmonique de Vienne, dirigé par Riccardo Muti (il a un de ces balais dans le cul celui-là, terrible), et je suis resté estomaqué par ce que j’ai entendu. Vraiment c’est magique, merveilleux, fantastique ! Je rapproche cela d’un autre concert que j’avais [...]...
Ah ça faisait longtemps que je n’étais pas allé voir (et écouter) un opéra, et surtout un Verdi. Il ne s’agissait pas d’un Verdi hyper connu (de moi) : « Luisa Miller ». L’histoire est la plus mièvre qui soit, et pour nous mettre encore plus dans l’ambiance romanesque le décor est un remake de [...]...
Cette pièce m’a définitivement convaincu qu’il fallait que je me mette à sérieusement fréquenter la Comédie Française. Quelle pièce ! Quel jeu, quelle mise en scène, et les costumes, et ces phrases que l’on connaît si bien, et qui, surtout, sonnent encore tellement justes… Ah ce Beaumarchais, quel auteur !
Vraiment je ne me doutais pas [...]...
Evidemment quand Isabelle Huppert est sur scène, il ne faut pas la rater. Mais quand c’est en plus, Yasmina Reza qui a écrit le texte et met en scène, alors c’est un spectacle indispensable ! Et en effet, cette pièce m’a énormément plu. Nous avons d’ailleurs tous (nous étions 4) passé un excellent moment.
Nous sommes [...]...
Je fais souvent aveuglément confiance à la programmation du théâtre du Rond-Point, mais là il se trouve que j’ai fait connaissance avec l’auteure de la pièce lors de l’enregistrement d’une émission de radio, à laquelle je participe régulièrement pour parler « blog ». Et de l’entendre parler de sa pièce, j’ai eu immédiatement envie de [...]...
Je suis un grand grand fan du dessin animé de Disney, que j’ai vu tellement de fois que j’en connais les moindres lignes de dialogues ou refrains de chansons. Et quand des potes qui avaient vu la comédie musicale à New York ou à Londres m’en avaient parlé, je savais que je devais un jour [...]...
Je précise tout de suite que je n’ai pas lu le bouquin, ni vu le film, d’ailleurs je n’en avais même jamais entendu parler (oui j’ai honte !). Car cette pièce est l’adaptation d’un livre de Romain Gary (qu’il avait publié sous le pseudonyme Émile Ajar) qui a obtenu le Goncourt en 1975. Et apparemment, [...]...
Je ne suis pas un grand connaisseur des pièces de Shakespeare, et celle-ci est apparemment une des moins connues ! Mais le théâtre du Nord-Ouest organise justement depuis quelques une rétrospective de toute l’oeuvre de ce bon William, il est donc possible de faire connaissance avec absolument toutes ses créations.
La salle était déjà celle des [...]...
En neuf tableaux, et des dizaines de chanteurs, danseurs, acrobates, combattants, costumes, décors gigantesques, effets visuels et palanquée daventures, nous suivons le périple du dieu Singe dans sa quête de sagesse et dépanouissement. De sa naissance, à sa consécration, en passant par sa punition et son évincement, puis sa rencontre avec ses compagnons, le dieu [...]...
Eh oui cétait hier soir ! Et il fallait y être car cétait un spectacle que jai trouvé encore plus queer et désopilant que lannée passée. Comme dhabitude, des centaines de tapioles (plutôt trentenaires et plus) se retrouvent dans un théâtre parisien (le théâtre du Gymnase cette fois-ci), et nous voyons défiler des groupes qui [...]...
Voilà une performance artistique que je ne serais certainement pas allé voir, si je ny avais pas été convié par un pote du boulot. Mais comme je suis curieux, que javais entendu parler du peintre, que les performances ne me font pas peur (arf) et que je ne connaissais pas le théâtre des Bouffes de [...]...
Il sagit dune petite comédie sans prétention qui aurait certainement pu plus me dérider, mais qui a souffert de comédien(ne)s pas vraiment dans le truc, et aussi dun positionnement pas assez marqué, ou alors justement trop.
Lhistoire se met très vite en place, et tout se passe dans un jardin public. Là se rencontrent, et se [...]...
Allez, il faut lavouer, le simple fait de voir un opéra en plein air et dans les jardins du Sénat, avec la scène même accolée au Palais, rend ce spectacle vraiment sympathique et agréable. Mais malheureusement, nous sommes rapidement ramenés à la réalité
Déjà nous étions très très haut (et ils abusent un peu de [...]...
Cétait mon premier Wagner, et je flippais un peu de trouver ça trop long, trop chiant, pas assez « lyrique » ou trop empesé. Eh bien quelle bonne surprise, à la fois pour lhistoire, les chants, la musique et la mise en scène. Jai été tout à fait content de voir ce spectacle, et de [...]...

Vous connaissez peut-être le bouquin qui a été à lorigine de cette comédie que jai donc vue, pour sa dernière représentation, au « Vingtième Théâtre ». Il sagit dun livre de psychologie sociale de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois qui avait pour ambition (sorti en 1987) de révéler au public les moyens utilisés pour les manipuler, et ainsi leur permettre de sen prémunir. Ce bouquin est plus quun best-seller pour un ouvrage de cet ordre, avec plus de 200 000 exemplaires vendus. Et le propos de la comédie explore cet intéressant paradigme : le manuel a-t-il vraiment servi aux honnêtes gens, ou bien a-t-il été linstrument dapprentissage et de perfectionnement des manipulateurs ? Et lauteur de ce livre : ange ou démon ?
Cest ainsi que...

De retour au théâtre du Nord-Ouest, hé hé hé, mais dans la grande salle cette fois, et pour aller voir une curieuse pièce, peu connue, et en vers de 1637. Il sagit dune comédie de Jean Desmarets de Saint-Sorlin qui était conseiller de Louis XIII, et chouchou de Richelieu. « Curieuse » car on ne sattend pas forcément à un texte aussi fluide et moderne alors quil est en vers et quil a 370 ans, mais force est de constater que cela passe incroyablement bien, dans le fond comme dans la forme.
Lhistoire fait irrémédiablement penser à du Molière, et apparemment cette comédie a servi dinspiration pour les « Femmes savantes ». On suit en 5 actes les péripéties dun père qui veut marier ses trois filles. Or il finit par rencontrer quatre prétendants, et...

Avant la pièce :
Nous sommes 6, nous arrivons au « Théâtre du Nord-Ouest »
Comme nous sommes en avance, on voit quil y a un bar avec des tables et de quoi sasseoir, donc nous espérons nous payer un café. Et là, personne ne vient
Après une infructueuse tentative dOlivier, nous apprenons que ce nest pas un café
Hum hummm ah bon ? Pourtant il y a un type qui sirote son ballon de rouge, et un autre une tasse de café
Bizarre
Après on se fait accoster par un mec chelou avec un chapelet immense autour du cou, et une caméra DV
« Je peux vous filmer, il me reste 14 minutes ? ». Heuuu
bah oui voyons, pourquoi pas ! Et me voilà le principal interlocuteur de ce ouf qui me parle de nimporte nawak. Il me demande si je fais du théâtre, puis si je suis...

« Jeffrey » cest une pièce qui a eu un grand succès à New York, et qui a été adaptée en film en 1994. Cest donc comme cela que je lai découvert ce « Jeffrey », un peu comme « Torch Song Trilogy » ou bien « Love ! Valour ! Compassion ! ». Dailleurs, cest le même auteur qui a signé les adaptations françaises de « Jeffrey » et de la version de « Torch Song Trilogy » que javais vue, Christian Bordeleau. Je trouve un sacré talent à ce type du coup pour ces adaptations tant en terme de texte que de mise en scène. Il sagit de deux bons spectacles, même si « Jeffrey » ne ma pas fait une aussi bonne impression.
Ces pièces dont je parle sont des uvres qui se focalisent à 100% sur la communauté gay, et qui sont extrêmement datées, il est donc...
Tout a commencé comme une de ces hasards du blog que jadore. Il y a quelques temps jai remontré un extrait dun ballet contemporain sur une musique de Philip Glass, ce dernier étant un compositeur que jadmire et dont jai beaucoup parlé ici. Je ne savais pas exactement qui avait chorégraphié ce ballet, ni sil en existait des enregistrements vidéos. Et voilà que Laurent, que ses bontés envers moi lui soit rendu au centuple au paradis des pédés, mapprend en commentaire que, non seulement, ce ballet est de Twyla Tharp, mais quen plus il va être visible au Théâtre du Châtelet ce dimanche. Ni une, ni deux, jai dégainé ma carte bleue et me suis dégoté deux excellentes places (en plein milieu dorchestre), en pensant à ma Cici damûûûr dont cétait...

Encore un choix de maître(sse) de la part de la Fée Kozlika, qui nous avait proposé daller voir et écouter ce fameux opéra dOffenbach. Dailleurs un des rares opéras de ce dernier, qui est plutôt connu et reconnu pour ses opérettes et opéra-bouffe. Mais quelle uvre, et quel spectacle !!! Jai beaucoup aimé les décors, la mise en scène, et lopéra en lui-même, mais vraiment sil y a un élément qui se détache et donne toute son excellence à luvre, cest bien la performance de Rolando Villazon (Hoffman).
Hoffman est un poète maudit qui a la protection et lamour de sa Muse. Cette dernière se déguise en son meilleur ami, Nicklausse, et veut tout faire afin quil réalise quelle est son seul amour. Tandis quon joue « Don Giovanni » et que la Prima...

Javais quelques réticences à aller voir ce spectacle, parce quil est terriblement mythique, et aussi parce que jen connais bien la version anglophone. Donc je craignais un peu la comparaison avec Broadway, tant aux niveaux des décors, quà celui des performances vocales ou physiques des chanteurs-danseurs, ou la transposition au français… pas évidente. Jen ressors avec une bonne impression mais toujours auréolée des mêmes doutes, et donc bémols sur le spectacle.
Lhistoire se passe dans un club berlinois juste avant la seconde guerre mondiale. Dans une ambiance aux murs très libérées (le show pullule de références homos manifestes et assumées), un américain, qui débarque tout juste et sans le sou, tombe amoureux dune meneuse de revue du « Kit Kat...